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| Donc la théologie a un avenir, non pas pour sa vocation
ecclésiale, mais parce qu'elle peut donner, aux yeux de pas mal de gens,
des clés pour comprendre le monde. |
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| Gabriel de
Montmollin, directeur des Editions Labor et Fides, à Genève.
(*1959). Etudes de théologie à Neuchâtel. Congé
sabbatique d'une année en Inde pour mieux comprendre l'hindouisme. Puis
journaliste à La Vie protestante romande jusqu'en 1989. Par la suite,
trois ans délégué du CICR au Moyen Orient (Gaza, Liban,
Jordanie et Iran) avant de reprendre la direction des éditions Labor et
Fides, principale maison d'édition protestante de langue
française en Suisse. Un travail à Expo.02 entre 1998 et 2002 pour
le développement de l'exposition "Un ange passe", dont il était
l'auteur. Reprend la direction du Centre social protestant du canton de Vaud,
institution délivrant chaque année plus de 10'000 consultations
sociales à des personnes précarisées, en 2004. Mars 2007 :
retour chez Labor et Fides. |
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Jusqu'à il y a 10 ans, on voyait majoritairement la
théologie comme une discipline en voie de disparition. Le retour dans
l'actualité de la religion comme facteur de violence recrée de
l'intérêt pour l'étude de la religion. Donc la
théologie a un avenir, non pas pour sa vocation ecclésiale, mais
parce qu'elle peut donner, aux yeux de pas mal de gens, des clés pour
comprendre le monde. D'où aussi le succès des études en
histoire des religions. Ce qui intéresse les gens lorsqu'on leur
révèle qu'on est théologien, c'est l'écart entre ce
que vous êtes et ce qu'ils ont comme image très caricaturale du
théologien. Personnellement la théologie m'a mené dans des
directions professionnelles très diverses. A ce sujet, je dirais que la
théologie, avec la diversité des branches qui la constitue, m'a
sûrement donné le goût de changer
régulièrement d'activités professionnelles.
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